La pandémie a offert aux contrefacteurs une opportunité d'école : la panique et la pénurie. L'article documente l'afflux de faux masques, tests de dépistage, médicaments, équipements de protection et gels hydroalcooliques, vendus soit à des prix alignés sur le marché légitime, soit au contraire avec des remises allant jusqu'à 90 % pour appâter des consommateurs inquiets. Les cas extrêmes n'ont pas manqué, tel ce vendeur britannique concoctant un prétendu traitement à base de thiocyanate de potassium et d'eau oxygénée. La répression a répondu : l'opération Pangea XIII d'Interpol (mars 2020), menée dans quelque quatre-vingt-dix pays, a conduit à des arrestations et à la saisie de plus de 34 000 masques contrefaisants, entre autres produits. L'article oppose à cette prédation la mobilisation de l'industrie légitime — LVMH, L'Oréal, Zara, Dyson ou Tesla convertissant leurs lignes de production — et rappelle aux titulaires de droits que les périodes de crise appellent une surveillance renforcée des enregistrements, des places de marché et des réseaux sociaux.