À la suite du mémorandum présidentiel du 3 avril 2019, le Department of Homeland Security a publié le 24 janvier 2020 son rapport sur la lutte contre le trafic de produits contrefaisants et piratés dans le commerce électronique. Le diagnostic est sans détour : affranchis des coûts de recherche, de développement et de qualité, les contrefacteurs vendent moins cher que l'industrie légitime tout en mettant les consommateurs en danger — médicaments, cosmétiques à l'arsenic ou au mercure, chargeurs qui s'enflamment, jouets aux métaux mortels, pièces automobiles défectueuses — et leurs profits alimentent la criminalité organisée. Le commerce électronique amplifie le phénomène : vérification minimale des vendeurs, publicité trompeuse sur les réseaux sociaux, envois par petits colis aériens, stocks de tiers dans les entrepôts des places de marché. Le DHS liste onze actions gouvernementales immédiates et dix bonnes pratiques « hautement prioritaires » pour les plateformes : vérification renforcée des vendeurs, exclusion des récidivistes, sensibilisation des consommateurs, indication plus claire de l'origine. Le rapport souligne que la responsabilité des plateformes reste un terrain disputé et appelle une modernisation législative.