Les footballeurs professionnels ne sont plus seulement des ambassadeurs de marques : ils sont eux-mêmes devenus des marques, dont le nom, le logo, la célébration ou le numéro de maillot constituent des actifs immatériels de grande valeur. L’article recense les menaces qui pèsent sur ces actifs — cybersquatting, contrefaçon (66 000 maillots saisis en Espagne avant la Coupe du monde 2026), faux comptes, phishing, usurpation d’identité — et passe en revue la jurisprudence pertinente : décisions UDRP concernant Totti, Ronaldinho, Pelé, Mbappé, Beckham ou Cole Palmer, affaire Juventus c. Blockeras sur les NFT (Tribunal de Rome, 2022) et arrêt Messi de la CJUE (C-449/18 P, 2020). Il propose enfin une stratégie globale de protection : gouvernance coordonnée des droits, portefeuilles de marques incluant les signes non traditionnels, noms de domaine stratégiques et cryptodomaines, surveillance continue et mécanismes de réaction gradués, du take-down à l’action judiciaire.