Longtemps réduit à une fonction technique, le nom de domaine est devenu un espace d’expression — et la couleur, un langage à part entière. Depuis le cycle de 2012, le DNS accueille .RED, .BLUE, .GREEN, .BLACK, .WHITE, .ORANGE, .PINK, .PURPLE et .BROWN, bientôt rejoints peut-être par d’autres lors du cycle ouvert du 30 avril au 12 août 2026, tandis que le .YELLOW d’Unstoppable Domains illustre la voie blockchain. Les marques dont l’identité repose sur une couleur — Orange, Red Bull, BlackRock, Blue Origin — font rarement de ces extensions leur adresse principale : l’usage reste périphérique (campagnes, lancements, événements), pour des raisons notamment linguistiques, l’anglais plaçant la couleur avant le nom (« bull.red » sonne mal) et les extensions de couleur françaises (.BLEU, .ROUGE) n’existant pas. L’avertissement de l’article est défensif : non maîtrisé, .GREEN invite au greenwashing, .BLUE au phishing, .BLACK à la dilution du prestige — les extensions de couleur ont leur place dans les stratégies de protection des marques.