Noms de domaine blockchain .POLYGON

Unstoppable Domains — qui exploite déjà des extensions blockchain comme .crypto, .nft, .x, .wallet, .dao, .888, .zil, .blockchain et .bitcoin — s'est associée à Polygon Labs pour annoncer une nouvelle venue : .POLYGON. L'article prend ce lancement comme point d'observation de la croissance accélérée du nommage blockchain dans l'écosystème Web3. Les domaines blockchain deviennent une infrastructure centrale du développement décentralisé, et leur adoption exponentielle attire l'attention des titulaires de marques, qui intègrent désormais ces actifs numériques à leurs stratégies commerciales et juridiques. L'article insiste sur les deux impératifs qui en découlent — surveiller les espaces de nommage Web3 pour détecter les atteintes aux marques, et gérer un portefeuille hybride cohérent couvrant DNS et blockchain — et les présente comme des fondamentaux de la protection des marques en ligne moderne.

Le cryptoTLD .ROBOT veut son double dans le monde DNS

Unstoppable Domains a annoncé le 3 novembre 2025 son intention de candidater à l'extension .ROBOT lors du round ICANN 2026, en partenariat avec la Fondation 0G. L'ambition : un espace de nommage dédié à la robotique et à l'intelligence artificielle fonctionnant à la fois dans le DNS traditionnel et sur la blockchain 0G, où une prévente Web3 est déjà active avec un minage prévu début 2026. L'article s'appuie sur ce cas pour expliquer le modèle émergent du « twinTLD » — une extension blockchain qui cherche son double exact dans le DNS afin de conserver ses fonctionnalités on-chain tout en gagnant la légitimité du Web2. Il anticipe aussi le parcours procédural : candidatures concurrentes possibles, évaluations et objections ICANN, voire enchère de dernier recours. Pour les titulaires de marques, l'article recommande enregistrements défensifs, mécanismes de blocage multi-domaines et surveillance renforcée de l'activité on-chain, les identités Web2 et Web3 devant désormais être gérées comme un continuum.

4 November 2025
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2026 en ligne de mire : CryptoTLDs, twinTLDs et stratégie de portefeuilles de noms de domaine

À l'approche du round ICANN 2026, cet article cartographie la convergence — et les frictions — entre le DNS centralisé et les systèmes de nommage blockchain décentralisés. Le DNS garantit l'unicité des noms sous une hiérarchie unique coordonnée par l'ICANN ; les cryptoTLD multiplient les espaces de nommage sans coordination centrale, créant des risques de collision où un même suffixe mène à des destinations différentes selon le système — risque concrétisé par le conflit .wallet entre Unstoppable Domains et le Gateway Registry de Handshake, porté devant une cour fédérale américaine en 2022. L'interopérabilité progresse (pont ENS-DNS, passerelles Web3), mais la fragmentation persiste. Pendant ce temps, la course aux extensions s'accélère : Handshake et Unstoppable frappent des centaines de cryptoTLD, les « twinTLD » émergent comme paires coordonnées DNS-blockchain, et Unstoppable prépare des candidatures ICANN pour environ onze extensions (.agi, .anime, .blockchain…). L'article conclut par des recommandations de portefeuille : privilégier les écosystèmes interopérables, préparer la gestion des paires hybrides Web2-Web3 et recourir aux mécanismes de blocage comme GlobalBlock.

29 September 2025
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Lacoste c. Shein : quand le rôle de la plateforme dépasse celui de l’hébergeur

Une plateforme n’est pas un objet juridique unique. Dans l’affaire Lacoste c. Roadget Business Pte. Ltd. et Infinite Styles Services Co. Ltd. (Paris, Pôle 5 ch. 1, 8 juillet 2026, RG n° 25/12454), la cour d’appel refuse aux exploitants de shein.com l’abri de l’exemption d’hébergement de l’article 6 du Digital Services Act : des produits « vendus par Shein », des étiquettes et des emballages Shein, la désignation du service comme très grande plateforme en ligne par la Commission révèlent une activité hybride, et la qualification s’attache non à la plateforme prise dans son ensemble mais au rôle effectivement joué dans les transactions litigieuses. L’arrêt dépasse les vingt produits litigieux. « Lacoste », saisi dans le moteur de recherche interne, porte atteinte aux marques verbales ; « crocodile », mot libre, fonde la concurrence déloyale et le parasitisme. La provision passe de 30 000 à 300 000 euros — le défaut de communication de leur chiffre d’affaires étant opposé aux défenderesses — et les mesures valent pour toute l’Union européenne.

28 August 2026
Initially published on iptwins.com

COSHIELD : la portée de l’UDRP face aux litiges de marque

Tous les litiges mettant en cause une marque et un nom de domaine ne relèvent pas du cybersquatting. Dans l’affaire Polyco Healthline Limited v. David Beatson (OMPI, affaire n° D2026-1893), l’expert a rejeté la plainte dirigée contre coshield.com, utilisé depuis 2020 pour commercialiser des équipements de protection individuelle dans le secteur même où la plaignante exploite sa marque SHIELD depuis 1997, et malgré un accord transactionnel conclu entre les parties en 2021. La décision se joue sur le moment de l’acquisition : créé en 2014, le nom de domaine semble avoir changé de mains en mai 2020, au début de la pandémie de COVID-19, et l’association de « Co » et de « Shield » pouvait décrire l’activité plutôt que viser Polyco. La preuve étant « finely balanced », la mauvaise foi n’a pas été établie. L’article examine pourquoi contrefaçon de marque et cybersquatting sont deux chemins qui ne se confondent pas.

23 August 2026
Initially published on iptwins.com

Article Information

Author

Emmanuel Gillet

Publication Date

20 March 2023

Jurisdiction

Industry

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