Noms de domaine : les extensions du secteur de la mode

Les marques de mode, souvent construites sur des patronymes ou des noms communs, ont dans leurs noms de domaine des actifs qui pèsent directement sur leur visibilité et leur valeur. La rareté faisait historiquement le prix des noms ; la libéralisation des extensions a élargi l'offre sans bouleverser les équilibres, mais elle donne au secteur une panoplie d'extensions dédiées que l'article recense : .FASHION, .LUXURY, .CLOTHING, .SHOES, .JEWELRY ou .WATCH, leurs variantes en chinois, japonais, russe ou persan, ainsi que les extensions géographiques — ccTLDs des marchés d'implantation et extensions de villes de mode comme .PARIS, .TOKYO, .LONDON ou .BERLIN. L'article évoque aussi les dotBrands (.GUCCI, .CHANEL…), que certaines maisons ont acquis pour maîtriser leur propre espace de nommage. La recommandation d'ensemble : une stratégie de portefeuille raisonnée — sécuriser les extensions pertinentes, surveiller les autres — car dans la mode plus qu'ailleurs, la contrefaçon suit la notoriété.

L’utilisation des noms de domaine par les avocats

Réuni le 10 avril 2010, le Conseil national des barreaux a annoncé une réforme de l’article 10 du Règlement intérieur national sur la publicité personnelle des avocats, dont un volet vise spécifiquement les noms de domaine. Seront prohibés les noms évoquant de façon générique le titre d’avocat ou un titre pouvant prêter à confusion, ainsi que ceux s’appropriant un domaine du droit ou une activité décrite en termes juridiques ; le nom de domaine devra comporter le nom de l’avocat ou la dénomination exacte du cabinet, auquel le terme « avocat » peut être accolé. Cette position prolonge et élargit l’arrêt de la Cour d’appel de Toulouse du 15 février 2001 sur le nom avocat-toulouse.com, en retenant le critère du risque de confusion. Des incertitudes subsistent sur les noms associant la dénomination du cabinet et un domaine du droit, et sur les pratiques de référencement. Le CNB maintient enfin l’agrément préalable du conseil de l’Ordre pour l’ouverture d’un site.

4 May 2010
Initially published on DomainesInfo.fr

Abus du DNS : comment relier les noms de domaine d'un même acteur ?

Le 18 août 2026, l'ICANN a soumis à consultation publique le rapport initial de son processus d'élaboration de politique sur l'atténuation des abus du DNS (PDP 1). Parmi ses propositions figurent les Associated Domain Checks : lorsqu'un registrar traite un signalement d'abus, il devrait aussi examiner les autres noms de domaine du même client. Dans ses commentaires du 25 septembre 2026, le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI soutient l'approche mais en souligne la limite principale : les vérifications s'arrêtent au portefeuille d'un seul registrar. Les acteurs malveillants le savent et dispersent leurs enregistrements entre plusieurs prestataires, ce qui entrave la jonction des procédures UDRP. L'OMPI propose d'explorer des mécanismes inter-registrars sans préciser quelles données permettraient le rapprochement. L'article suggère que les moyens de paiement, pseudonymisés, pourraient jouer ce rôle de dénominateur commun, tout en reconnaissant leurs limites (cartes prépayées, fraude, multiplicité des moyens) : un indice plutôt qu'une preuve. On passe ainsi d'une logique « un domaine, une enquête » à une logique de réseau.

28 September 2026
Initially published on iptwins.com

DNS et Web3 : comment éviter d'importer le cryptosquatting dans le DNS ?

Le DNS et les systèmes de nommage alternatifs fondés sur la blockchain se rapprochent, avec des projets comme .BLOCKCHAIN ou le cryptoTLD .ROBOT qui visent à exploiter la même chaîne dans les deux univers. En août 2026, le Technical Study Group de l'ICANN a publié un rapport initial sur l'intégration des gTLD avec ces systèmes, fondé sur un principe « string + controller » : un même nom doit rester sous le même contrôle d'un système à l'autre, avec un statut synchronisé. En septembre 2026, le SSAC a soutenu cette synchronisation tout en relevant que l'application de l'UDRP et de l'URS devient délicate lorsqu'un titulaire n'existe que dans un système alternatif, sans données d'enregistrement classiques. Le Centre d'arbitrage et de médiation de l'OMPI rappelle que le cybersquatting y est déjà répandu : reporter automatiquement ces noms dans le DNS reviendrait à importer des atteintes existantes. Les titulaires de marques ont donc besoin de mécanismes de protection équivalents, notamment pour empêcher l'activation de noms contrefaisants, comme l'a amorcé l'adhésion d'Unstoppable Domains à GlobalBlock.

24 September 2026
Initially published on iptwins.com

Article Information

Author

Emmanuel Gillet

Publication Date

11 October 2019

Jurisdiction

Industry

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